top of page
Rechercher
  • Admin

Débat en entreprise sur la thématique du logement

Dernière mise à jour : 6 mai 2023



21.04.23. 15ème débat en entreprise sur la thématique du logement à la Brasserie des Tours de Carouge. Pierre Maudet, Djawed Sangdel élu LJS, et Julien Pala ont débattu avec Alberto Velasco, président de l’Asloca Genève, et un public venu en nombre sur une problématique qui touche particulièrement les Genevois et les Genevoises.



Réalisées entre 1958 et 1973, les six grandes tours de Carouge constituent un ensemble architectural unique. C’est en raison de leur hauteur inhabituelle à l’époque qu’elles ont été appelées tours, plutôt que barres, prouvant ainsi que la densification en hauteur a toujours été débattue. Aujourd’hui pourtant, leurs habitant.e.s y sont très attachés.


Alberto Velasco reconnaît que la transformation des locaux commerciaux de la ceinture fazyste (projet LJS) pourrait être facilement reconvertis en appartements. « Il faut trouver des moyens pour “agiliser “ la construction et cela ferait baisser le prix des loyers. Je ne comprends pas pourquoi on ne construit pas en hauteur ». Tous s’accordent sur la nécessité de surélever mais pas pour créer des lofts luxueux pour un couple.


Patricia : «j’ai toujours été locataire dans des immeubles de quartier populaires comme la Jonction, mais les Avanchet c’est trop grand. Pour moi, la question de la qualité de l’aménagement et du lien social est fondamentale. »


Alberto Velasco rappelle que pour l’accession à la propriété, Genève est limitée en raison des zones agricoles intouchables. « Un propriétaire qui a un rendement de 18% sur un immeuble amorti, ce n’est pas acceptable ; pour comparaison, un rendement de 5% dans l’industrie est énorme. C’est l’intérêt de la majorité qui doit primer. Sur le logement, je ne suis pas dogmatique : on a accepté un droit de superficie au PAV, ce qui signifie que les appartements sont moins chers à la vente. »


Pierre Maudet soutient que nécessité fait loi et la législature devra effectivement avancer sur le logement en sortant des dogmatismes : « Ce qui est essentiel, c’est le dialogue social entre les représentants des locataires et les représentants des milieux immobiliers, comme nous l’avons fait pendant la période Covid en les réunissant sur un projet concret pour soutenir les locataires commerciaux qui vivaient une période de grande difficulté. »


Patrick, un intervenant : « avec un salaire médian un peu supérieur, j’aurais pu être propriétaire, mais je veux dire aux personnes présentes que cela peut aussi être beaucoup d’ennuis dans les familles ; je me suis donc inscrit dans une coopérative, même s’il faut mettre une sorte de fonds propres qui n’est pas accessible à tous. »


Les élus LJS expliquent que les projets LJS visent à parachever la loi Longchamp pour mettre fin aux pratiques spéculatives et aux passe-droits pour les coopératives et les PPE contrôlés par l’État : « A Chêne-Bougeries, 140 appartements étaient à vendre pour 4000 demandes. Et en parlant avec des régisseurs, ceux qui les ont obtenus en ont eu connaissance 10 ans avant ! ».


Une locataire témoigne des dérives des agences de relocation qui exigent 3 mois de loyer et 10% du loyer pendant deux ans : « On a besoin de contrôle et d’un œil de l’État. »


Christian, propriétaire d’une villa obtenue grâce à une association qui exige un droit de réméré (le prix de revente est le même que celui de la vente, afin d’éviter la spéculation), soutient ce principe éthique permettant la transmission à ses enfants, tout en excluant la spéculation immobilière.


Nos projets logement https://ljs-ge.ch/logement/


14 vues0 commentaire

Comments


bottom of page