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Débat sur la formation à Université Ouvrière de Genève

17.04.23. 14ème débat sur la formation à Université Ouvrière de Genève (UOG) avec Pierre Maudet et des élu.e.s et membres du mouvement LJS.



Etabli dans le quartier populaire des Grottes depuis 1994, Université Ouvrière de Genève est un établissement reconnu d’accès à la connaissance. 80 salariés y travaillent, spécialisés dans la formation de base des adultes. Accueillis par le Secrétaire général, Christophe Guillaume, qui a rappelé l’histoire centenaire d’institution étroitement liée à des figures comme Pittard ou Claparède, Pierre Maudet et les élu.e.s LJS ont débattu devant un public venu en nombre.

Formation continue des enseignant.e.s, adéquation avec le monde de l’économie, que ce soit pour les élèves ou les enseignant.e.s, formation pour adulte accessible tout au long de la vie, Pierre Maudet a exposé l’étendue des projets du mouvement qui couvre toutes ces problématiques. « Ce que défend notre mouvement c’est la valeur de l’égalité des chances. C’est essentiel que le rôle de l’État soit important. La qualité de l’école va beaucoup dépendre de la responsabilité que l’on donne aux établissements. ».


« J’ai mis une année à travers plusieurs offices pour engager un apprenti. Des boulangers, des garagistes m’ont aussi informé qu’ils renonçaient à le faire en raison de ces entraves administratives. Mon apprenti avait des problèmes en dessin technique, je n’ai eu aucune réponse de l’Etat, ni de l’école ; j’ai dû aller moi-même mettre des annonces dans les Migros pour trouver un soutien. » Jean-Louis Fazio, député élu LJS, artisan-menuisier.



Etienne Dufour,spécialiste en formations, a relevé la nécessité de créer des passerelles. Djawed Sangdel, député élu LJS et professeur d’une université privée a, lui, rappelé la nécessité de créer du lien avec l’économie pour mieux aider les élèves à s’intégrer sur le marché du travail. Julia Sergio, jeune data analyst, a exposé son parcours emblématique du désespoir des jeunes devant la difficulté à s’orienter correctement et pour trouver un premier emploi.


« On a des moyens énormes à Genève, le DIP c’est 2 milliards. Sur 100 élèves qui entrent au collège, il y en a 65 qui obtiennent le diplôme ; à l’ECG les 2/3 des élèves n’obtiennent pas le diplôme de culture générale. Il y a beaucoup de moyens mais une grande perte. » Stéphane Gracia, enseignant, doyen dans un collège genevois et fondateur de l’association Changeons l'école.


Christian Müller, historien d’enseignement et doyen dans le secondaire rappelle que contrairement aux idées reçues, à la première année d’apprentissage, les élèves ont 20 ans. « FO18 ne peut être qu’une année, cela signifie que les jeunes qui finissent leur scolarité à 15 ans, sont lâchés dans la nature. »


« L’appartenance sociale devient un frein pour que les élèves avancent en rythme. Il ne faut pas oublier que 40 % de la population Genevoise est issue de la migration. Du coup, cette population n’est pas assez représentée. Le spécialisé est devenu une facilité pour éviter de se saisir de la situation. » Albana Krasniqi, directrice de l’université albanaise (UPA), pour qui l’école genevoise est « élitiste et élitaire ».


« Je suis assistante sociale ; quand je suis arrivée en Suisse, on m’a dit que mes enfants devaient être scolarisés en spécialisé, alors que je suis titulaire d’un bachelor. J’ai donc décidé de les scolariser en France. » relève une femme. Un problème de discrimination vécu par beaucoup d’autres : « on a voulu me mettre dans une classe spécialisée. J’ai aujourd’hui 46 ans et cela n’a pas changé. Ce qui m’a sauvé, c’est l’État. A l’époque, à l’Université, on avait la possibilité d’avoir des bourses. L’État m’a fait confiance, j’ai réussi, et je suis aujourd’hui cadre bancaire. » témoigne une femme afrodescendante.


Marc, cadre bancaire dans une banque commerciale, constate un décalage entre les besoins de l’économie et la formation : « la seule faculté qui propose des formations à distance à Genève, c’est la théologie, alors que dans mon secteur, il faut pouvoir se reconvertir et surtout donner aux gens les moyens de se reconvertir. »


Nos projets sur la formation https://ljs-ge.ch/formation/

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